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On dit que l’argent n’a pas d’odeur. L’art en a parfois : ainsi ce tableau que Rembrandt peignit dans sa jeunesse, vers 1624 (il avait à peu près 18 ans) : un tout petit tableau, 21,6 x 17,8 cm, jusqu’alors inconnu et qu’on peut voir – sinon humer – pour quelques jours à Maastricht. Il a été redécouvert par la galerie parisienne Talabardon & Gautier, habituellement spécialisée dans le XIXe siècle, lors d’une vente aux enchères où il était mal attribué. Il représente,Maastricht, la foire qui a du nez, non sans humour, un médecin ou un chirurgien-barbier et son assistant, qui tentent de ranimer leur patient à l’aide d’un mouchoir imbibé d’une substance quelconque, mais visiblement puante tant ils froncent le nez. Le tableautin fait partie d’une série exécutée par le jeune Rembrandt,adidas yeezy boost 7, qui illustrait les cinq sens. Outre l’Odorat, la Vue, représentée par un vendeur de lunettes, est aujourd’hui au musée de Leyde (Hollande-Méridionale). L’Ouïe (trois musiciens) et le Toucher (une opération) appartiennent à un collectionneur américain, qui s’est également porté acquéreur de notre panneau. Le Goût n’a jamais été retrouvé. On y trouve de tout, depuis les vestiges gréco-romains jusqu’aux vidéos d’artistes contemporains Du goût pourtant, il n’en manque pas à la Tefaf (The European Fine Art Fair), la foire d’art et d’antiquités qui se tient à Maastricht jusqu’au 20 mars. C’est aujourd’hui la meilleure du monde dans sa spécialité, qui est de n’en avoir aucune. On y trouve de tout, au fil des 273 stands où règnent le luxe, le calme et la volupté, depuis les vestiges gréco-romains jusqu’aux vidéos d’artistes contemporains, depuis les manuscrits médiévaux jusqu’aux livres et catalogues des expositions les plus récentes, depuis les objets cultuels ou d’usage de toutes les époques jusqu’à la joaillerie,ray ban new wayfarer, tant ancienne que moderne. Au fil des années y ont exposé des marchands qui permettaient de sortir des sentiers battus, ou, pour les Français, des avenues parisiennes trop bien fréquentées. De découvrir, par exemple, le travail de Laurent Dodier,Maastricht, la foire qui a du nez, qui montre de l’art tribal près du Mont-Saint-Michel ; de Jean-Michel Renard, spécialiste des instruments de musique rares, lequel exerce habituellement ses talents à Bellenaves (Allier) ; ou d’Alain Berger, spécialiste du mobilier XVIIIe,tom ford prix, ce qui est banal, mais établi à Beaune, ce qui l’est moins… Lire l’éclairage :   Le marché de l’art en recul, à l’exception des Etats-Unis Galeries plus que centenaires D’autres ont des succursales partout dans le monde, et ce ne sont pas toujours les plus intéressants. Certains, au contraire, assez nombreux, ne reçoivent au quotidien que sur rendez-vous. Il y a ici des galeries plus que centenaires, comme Agnew’s, créée à Londres en 1817, ou Colnaghi, dont le nom apparaît dès 1760 ! Douwes, de dix ans sa cadette, est, quant à elle, toujours dirigée par un des descendants de son fondateur. On trouve de tout à Maastricht, mais du bon, du très bon même. De l’exceptionnel, parfois mais pas souvent. D’abord parce qu’il est rare, ensuite parce qu’il n’est nul besoin de le mettre sur une foire pour lui trouver un acheteur : les plus beaux chefs-d’œuvre s’échangent dans la discrétion des cessions privées. Toutefois, devant la profusion d’objets au pedigree sans tache – un féroce comité de sélection y veille –, rien d’étonnant à ce que cette foire, qui se tient dans des lieux très improbables,Maastricht, la foire qui a du nez, draine les collectionneurs les plus acharnés de la planète (ils sont environ 75 000 à la visiter chaque année),Maastricht, la foire qui a du nez, certains des plus argentés aussi (et on ne parle pas seulement des tempes), le quidam étant tenu à l’écart par un prix d’entrée prohibitif de 40 euros. Boudin,Maastricht, la foire qui a du nez, Renoir et Picabia Mais la Tefaf détient aussi le record de la plus forte concentration de conservateurs de musées. C’est d’ailleurs le Mauritshuis de La Haye qui a réalisé le premier achat institutionnel de la foire, le 10 mars, jour de vernissage, en faisant l’emplette d’un tableau de Roelandt Savery (1576-1639), un peintre du siècle d’or néerlandais que présentait la galerie Colnaghi. On comprend donc, dans ces conditions, les efforts déployés par les marchands pour dénicher les pièces rares : Richard Green a mis plusieurs années à réunir l’ensemble de tableaux d’Eugène Boudin qu’il présente sur son stand,Maastricht, la foire qui a du nez, non loin d’un Picabia atypique, de jeunesse, quand il représentait les paysages de Moret-sur-Loing. Dickinson présente de son côté un Renoir, Au bord de l’eau, qui n’était pas passé sur le marché depuis un siècle ! Enfin, ce qui est rafraîchissant dans le contexte actuel où de nouveaux « collectionneurs » se focalisent sur quelques noms, des vedettes qu’ils n’hésitent pas à surpayer, Maastricht est un marché de connaisseurs. Le béotien qui surpaie un Damien Hirst mettra sans doute quelques siècles avant de pouvoir poser un œil sur la Judith et Holopherne d’Artemisia Gentileschi Il faut l’être pour savourer l’ensemble de dessins de Giacomo Balla montrés sur le stand d’Antonacci Lapiccirella, ou ces deux tableaux d’Alberto Magnelli, l’un de 1917,Maastricht, la foire qui a du nez, chez le Canadien Landau (qui a aussi un petit Miro exceptionnel,vetement oakley, peint en 1944), l’autre,Maastricht, la foire qui a du nez, de la série des « Pierres », de 1933, chez le Parisien Applicat-Prazan, lequel montre aussi un grand Fautrier et un beau relief de Domela. Ou pour remarquer celui d’Anton Pevsner, Deux cônes dans un même plan : daté de 1936, il a été étudié par le spécialiste français de l’abstraction géométrique Serge Lemoine, qui le considère comme une œuvre-charnière dans l’œuvre du constructiviste. Il faut être passionné, amoureux même,lunette chopard femme, tant de l’histoire que de la beauté, pour apprécier ces pages d’un « Livre d’heures » dessiné au tout début du XVe siècle par un des frères Limbourg. Et le béotien qui surpaie un Damien Hirst mettra sans doute quelques siècles avant de pouvoir poser un œil sur la Judith et Holopherne, un petit mais sanglant panneau d’Artemisia Gentileschi qu’a exhumé la galerie Sarti. Il est plutôt destiné à de farouches féministes, mais gageons qu’à Maastricht, il s’en trouve aussi… The European Fine Art Fair (Tefaf), Maastricht Exhibition & Congress Center (MECC),lunette de soleil marc jacobs homme, Maastricht, Pays-Bas. De 11 heures à 19 heures, jusqu’au 20 mars. Entrée : 40 €. http://www.tefaf.com Harry Bellet (Maastricht (Pays-Bas), envoyé spécial) Journaliste au Monde Suivre Aller sur la page de ce journaliste

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