Courtisé par Bruxelles, M. Erdogan renforce sa purge des médias

Courtisé par l’Union européenne (UE) dans la crise des migrants,solaire tom ford, le président turc,lunettes rondes, Recep Tayyip Erdogan, en profite pour donner un nouveau tour de vis à la liberté d’expression dans son pays. Vendredi 4 mars, un tribunal d’Istanbul a placé sous tutelle le grand quotidien d’opposition Zaman, sans en expliquer la raison. Dans la soirée, la police a investi les locaux de Zaman. Les forces de l’ordre ont utilisé gaz lacrymogène et canon à eau pour disperser les centaines de personnes qui s’étaient rassemblées devant le siège du journal à Istanbul et pénétrer dans le bâtiment.

Zaman est, depuis deux ans, dans le viseur des autorités pour ses liens avec le prédicateur Fethullah Gülen, un ancien mentor de M. Erdogan devenu son principal ennemi. Jugé actuellement par contumace à Istanbul, l’imam, exilé en Pennsylvanie (Etats-Unis), est accusé d’avoir cherché, en 2013, à renverser l’homme fort de Turquie en dévoilant, par le biais de son réseau médiatique, un vaste scandale de corruption qui a éclaboussé le gouvernement ainsi que la famille Erdogan.

Dès lors, les journalistes de Zaman ont été bannis des conférences de presse officielles,lunette guess pas cher, les annonceurs ont été incités à rompre leurs contrats avec le quotidien, le fisc est entré en action. Respecté pour son professionnalisme, Zaman est doté d’une large audience : 648 000 exemplaires distribués quotidiennement, soit 300 000 de plus que son concurrent Hürriyet. L’intervention policière, à deux jours de la tenue du sommet UE-Turquie au sujet de la crise migratoire, parachève la purge en cours contre les médias d’opposition.

En octobre 2015, la justice turque s’était acharnée contre le groupe Koza-Ipek, proche lui aussi de l’imam Gülen, faisant main basse sur deux des quotidiens du groupe ainsi que sur ses deux chaînes de télévision. La semaine dernière, les autorités ont interdit la chaîne IMC (prokurde), accusée de « propagande terroriste »…

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